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A propos

Thomas DE DECKER

Exposition du 16/01 — 03/02 à Bruxelles

VERNISSAGE-COCKTAIL, LE MERCREDI 16 JANVIER 2019 DE 18 à 21 H

Du jeudi au dimanche de 15 à 18H & sur rendez-vous : tél. 02 219 66 79

Adresse de la galerie

Thomas De Decker

Né en 1976, après des humanités artistiques, il étudie à l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre et à l’Académie des Beaux-Arts de Watermael-Boitsfort. Après la sérigraphie et la bande dessinée, il aborde aussi le modèle vivant et la peinture monumentale. Un parcours tout en soubresauts que celui de Thomas De Decker, de rebondissements en remises en question, d’impulsion en désir de pousser plus loin l’exploration d’une veine créatrice qui se veut le reflet changeant d’une mélodie intérieure.

On lui découvre ainsi une activité intense dans le domaine de la bande dessinée, de l’édition, de l’illustration, dans un style résolument réaliste et déjà profondément enraciné dans le réel, l’actualité, le vécu personnel et collectif. Une activité qui s’interrompt pour renaître dans une dimension nouvelle, avant tout picturale, d’abord réaliste mais rapidement tentée par l’abstraction. Non que la référence au réel disparaisse totalement du travail de Thomas De Decker, bien au contraire.

A travers la magie de la forme et de la couleur, il semble bien avoir trouvé l’exutoire à cette recherche du sens de la vie et à l’impulsion créatrice. Le dialogue de l’artiste avec sa toile, dont on ressent l’intensité, aboutit à de plus en plus d’harmonie. C’est assurément ce mélange de force et de sérénité qui séduit dans ces compositions intenses, assemblages chromatiques aux contrastes subtils, et dont le titre contient souvent une allusion directe aux préoccupations de l’artiste. Didier PATERNOSTER (H.A.A.)


(Texte pour l’exposition Thomas De Decker – 30/11 – 3/12 – 64 – Rue Darwin 1050 à Ixelles)

Celle qu’il imaginait
Des terrains
Des sensations
Lui reviennent

Des rouges qui s’ouvrent
Un animal qui surgit
L’épaisseur d’un ciel

Des carrés de lumière
se superposent
Et déposent
Des ors liquides
Sur fond de nuit

Tant d’années
A regarder
A contenir
Tout écraser
Ne pas parler

Des taches dans les champs
Un orange acéré
Au milieu des terres
De l’acrylique

Et avec des gestes
Tout restituer
Ces silences 

Comme un monde qui se souvient
Des vibrations
Des titres
Une façon d’aimer

Des fragments de l’automne
Se divisent encore
Cette musique de l’intérieur
Il allait la partager
Peindre

Céline Joos